Définir le handicap

La « Loi handicap » du 11 février 2005 donne une définition du handicap :

« constitue un handicap (...) toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. »

L’évaluation d’une situation de handicap s’appuie sur la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF), élaborée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2001.

La CIF est le modèle qui permet d’apprécier le retentissement d’une déficience ou d’une maladie sur la vie quotidienne.
Elle prend en compte à la fois les dimensions médicales et les dimensions sociales de la personne pour évaluer la situation de handicap.

Maladie ► Déficience ► Limitation d’activité ► Restriction de participation à la vie sociale = Handicap

À pathologie identique, les conséquences au quotidien ne sont pas les mêmes d’un individu à l’autre, selon le milieu dans lequel ils vivent, en fonction de leur âge, de leur sexe, de leur origine sociale, de leur projet de vie, etc.

La compensation du handicap

Le droit à compensation constitue l’un des principes fondamentaux de la loi de 2005.

L’équipe pluridisciplinaire de la MDPH est constituée de médecins, psychiatres, psychologues, orthophonistes, ergothérapeutes, travailleurs sociaux, enseignants spécialisés, etc.
Elle évalue les besoins de compensation du handicap en fonction des difficultés rencontrées dans l’accomplissement des activités quotidiennes.
En fonction de la nature du handicap et de la perte d’autonomie, l’équipe pluridisciplinaire propose un taux d’incapacité et des aides.

Le taux d’incapacité

Il existe 3 échelles de taux d’incapacité :

  1. Inférieur à 50% : la gêne n’est pas suffisamment notable pour entraîner l’ouverture d’un avantage ou d’une prestation.
  2. Entre 50% et 79% : ce taux correspond à des troubles importants entraînant une gêne notable dans la vie sociale ou professionnelle de la personne. La difficulté peut être clairement identifiée dans la vie de la personne ou compensée par des aides spécifiques. L’autonomie est conservée pour les actes élémentaires de la vie quotidienne.
  3. Supérieur ou égal à 80% : ce taux correspond à des troubles graves entraînant une entrave majeure dans la vie quotidienne. L’autonomie est atteinte. Dès lors que la personne doit être aidée totalement ou partiellement, ou surveillée pour accomplir les actes élémentaires de la vie quotidienne, le taux de 80% est atteint. Ce taux est également atteint lorsqu’il y a une déficience sévère avec abolition d’une fonction (ex. surdité profonde).

Le taux de 100 % est réservé aux incapacités totales comme par exemple dans le cas d’un état végétatif ou d’un coma.

Exemples d’actes élémentaires de la vie quotidienne :

  • se comporter de façon logique et sensée ;
  • se repérer dans le temps et les lieux ;
  • assurer son hygiène corporelle ;
  • s’habiller et se déshabiller de façon adaptée ;
  • manger des aliments préparés ;
  • assumer l’hygiène de l’élimination urinaire et fécale ;
  • effectuer les mouvements (se lever, s’asseoir, se coucher) et les déplacements (au moins à l’intérieur d’un logement) ;
  • pouvoir communiquer et entrer en relation avec autrui...