Les 6 compléments d’AEEH

Le complément à l’AEEH est attribué en tenant compte de l’ensemble des besoins particuliers de l’enfant ou de l’adolescent.
Les besoins concernent l’intervention d’une aide humaine (surveillance, aide aux actes élémentaires de la vie quotidienne) ou la dépense de frais supplémentaires en lien avec le handicap (équipements adaptés, soins réguliers non remboursés par la sécurité sociale, etc.).

Il existe 6 catégories de compléments.

Montants au 1er septembre 2017

AEEH de base : 130,51 €

Complément 1 + allocation de base : 228,39 €
Complément 2 + allocation de base : 395,60 €
Complément 3 + allocation de base : 505,72 €
Complément 4 + allocation de base : 711,79 €
Complément 5 + allocation de base : 873,63 €
Complément 6 + allocation de base : 1 238,01 €

Une majoration pour parent isolé est ajoutée si le parent assume seul la charge de son enfant :

Complément 1 + allocation de base + Majoration : 228,39 € (pas de changement)
Complément 2 + allocation de base + Majoration : 448,62 €
Complément 3 + allocation de base + Majoration : 579,13 €
Complément 4 + allocation de base + Majoration : 944,44 €
Complément 5 + allocation de base + Majoration : 1 171,36 €
Complément 6 + allocation de base + Majoration : 1 674,39 €

Besoins pris en charge par les compléments d’AEEH

Les besoins pris en charge par les compléments sont presque équivalent à ceux de la prestation de compensation du handicap (PCH), mais les montants et les modalités de versement diffèrent.

  • L’aide humaine (ou tierce personne) : l’aide humaine correspond au besoin de recourir à une personne (parent ou personne extérieure) pour s’occuper de l’enfant au domicile. Il peut s’agir de surveillance, d’aide à l’alimentation, d’aide à la toilette, de l’accompagnement, de la communication, etc. Ce besoin est évalué en référence aux "capacités" d’un enfant du même âge et sans déficience.
  • Les frais liés au handicap : aides techniques, aménagement du logement pour faciliter la locomotion, aide à la communication (appareillage), équipement pour faciliter la lecture, etc.
  • Les surcoûts pour accéder aux loisirs ou aux vacances : il s’agit de financer une partie du prix de colonies de vacances adaptées, ou de rémunérer ponctuellement une tierce personne lors d’un séjour, etc. Mais aussi de financer les surcoûts liés aux transports ou l’aménagement d’un véhicule.
  • Certains actes médicaux ou paramédicaux non remboursés par l’assurance maladie : couches en cas d’incontinence, séances auprès de spécialistes, etc.
  • Les autres besoins : chaque situation est étudiée au cas par cas. Les frais doivent porter sur des dépenses prévues ou engagées et non remboursées par ailleurs (Sécurité sociale, mutuelle, bons CAF, autres).

Le calcul des compléments

Sont pris en compte les besoins éducatifs spécifiques, les temps d’accompagnement pour différentes prises en charge ou soins.

Le complément de l’AEEH est également déterminé en prenant en compte la réduction éventuelle du temps de travail d’un ou des parents (réduction de 20%, 50% ou arrêt complet) ou le temps d’intervention d’un(e) salarié(e).

Le montant du complément est forfaitaire, c’est-à-dire qu’il est fixe.
Il existe 6 compléments (donc 6 montants) attribués selon les besoins.

Le calcul se fait sur une période donnée et de façon globale.
Par conséquent, il arrive que pour couvrir des besoins sur une période de 1 ou 2 ans la CDAPH accorde un premier complément sur une période courte puis un complément moins important pour le reste de la période.

Exemple
Thomas suit des séances d’ergothérapie toute l’année et ses parents doivent aussi lui acheter un matériel adapté.
Le montant global que représente les séances sur 12 mois et l’achat de matériel peut être couvert par un ou deux compléments sur une période plus brève à la durée réelle du besoin : complément 3 pour une durée de 4 mois, puis passer à un complément 2 pour 3 mois.
L’ensemble des aides correspondent au final à la somme globale du matériel + des séances. Un reste à charge est possible.